Le Musée Départemental de Arles Antique présente l’exposition « Le passage de Vénus » du 24 avril au 31 octobre 2026, une exposition en coproduction avec le musée du Louvre
La Vénus d’Arles rend visite à son public au musée départemental Arles Antique, grâce à un prêt exceptionnel du musée du Louvre. Cette visite revêt une signification particulière dans une région où elle inspira écrivains et poètes – Daudet, Mistral, Mérimée, Aubanel – qui chantèrent celle que l’absence rendit mythique.
Découverte à Arles en 1651 dans les ruines du Théâtre antique, la Vénus d’Arles est l’une des incarnations les plus saisissantes d’Aphrodite. Le temps d’une exposition au Musée Bleu, l’héritière de l’art du sculpteur grec Praxitèle est présentée à Arles grâce à un prêt exceptionnel du musée du Louvre qui la conserve dans ses collections depuis plus de deux siècles, à proximité de la Vénus de Milo.
Cette œuvre exceptionnelle revient sur ses terres et sera présentée dans une exposition coproduite par le musée Départemental Arles Antique et le musée du Louvre. Elle sera entourée d’un cortège de chefs-d’œuvre de diverses époques, d’antiques Aphrodite ou de plus modernes, peintes par Gustave Moreau, photographiées par Man Ray ou détournées par Andy Warhol, illustrant le prestige persistant de Vénus et les pouvoirs qu’elle continue d’incarner.
Ce prêt exceptionnel du musée du Louvre, accompagné de près de quatre-vingts œuvres majeures dont trente-trois choisies dans ses propres collections, ainsi que la scénographie conçue par Nathalie Crinière, font de cette exposition un événement. Y sont rassemblés des objets issus de techniques et d’époques variées, de l’Antiquité à nos jours.
Devenue, pour les Arlésiennes et Arlésiens, une référence d’équilibre et de beauté, elle n’a cessé d’habiter l’imaginaire collectif.
Afin de rappeler également le contexte de sa découverte, une section de l’exposition réunit des informations sur son invention, les premières représentations et copies dont elle fut l’objet, ainsi que sur les restaurations inventives qu’elle a subies depuis le XVIIe siècle, en particulier l’intervention du sculpteur du roi, François Girardon, qui la compléta en lui ajoutant bras, pomme et miroir.
Enfin, en dialogue avec la collection du musée du Louvre, seize artistes contemporains interrogent la déesse : son origine archaïque, le culte du corps nu ou bien encore le kitsch auquel sa popularité extrême a parfois conduit.
Pour plus d’informations: https://departement13.fr/agenda/le-passage-de-venus










